Quels outils pour les amaps ?

Agacé par la récupération de l'idée de cycles courts par des industriels du web, je me penche actuellement sur la question des outils libres permettant une gestion décentralisée et plus "agile" des coopératives de consommation, amap, ...
Cette page est mon bloc-note. J'y inscrirai les pistes éventuelles que je trouverai ici où là. Elle sera donc complétée, modifiée, corrigée au fur et à mesure de mes recherches.
Si le sujet vous intéresse vous aussi et si vous voulez participer, n'hésitez pas à me laisser un commentaire où à me joindre par mail.

  • Le site amapy facilite la gestion des amap en échange d'un abonnement proportionnel au nombres de leurs adhérents. Sur sa vitrine, la société de service qui a "signé" ce site met en avant les logiciels libres, reste à savoir si ils redistribuent une partie de leurs travaux. Je les ai contacté et j'attends une réponse
  • J'ai trouvé de l'autre côté de l'atlantique une application à installer sur un serveur localfoodcoop. Je n'ai pas encore pu la tester
  • Toujours aux États-Unis, plusieurs sites proposent leurs services aux amaps américaines, les CSA (community supported agriculture). Les tarifs pratiqués (2% des ventes) sont raisonnables mais les solutions proposées ne sont toujours pas celles que je cherche.
    La bonne nouvelle, c'est que j'ai trouvé ces informations sur la page d'un "drupal group" axé justement sur ce thème. Drupal est l'outil de création et d'administration de site que je pratique un peu.
    Le groupe en question semble motivé pour améliorer l'utilisation de Drupal dans le contexte des CSA. Les perspectives ne sont pas bien claires ni immédiates, mais je vais garder un œil la-dessus.
  • Autre bonne nouvelle, j'ai trouvé le site internet d'une chercheuse (je crois qu'elle travaille dans le domaine des sciences cognitives) qui s'est penchée sur le fonctionnement d'une "amap américaine" et a analysé les profils des acteurs : âge, connaissances et capacités techniques, rapports aux "nouvelles" technologie. Elle a aussi pris en compte l'importance du face à face humain qui est une valeur partagée par le groupe. Elle détaille ici les différentes phases de son analyse qui l'ont amené à la construction d'un outil web adapté aux particularités de cette organisation.

Quelles sont les fonctionnalités que doivent pouvoir remplir ces outils ?
Services de base :
Tenir à jour une base de données répertoriant les adhérents, les producteurs, leurs productions, les points de livraison ...
Offrir des interfaces simples dédiées chacune à un type d'acteur : producteur, administrateur du groupe, responsable de la distribution de telle ou telle production...
Services "bonus" :
Tenir à jour une base de données de recettes qui permettrait par exemple de proposer un échantillon de plats simples à préparer avec les produits disponibles dans les paniers à l'instant "t".

Commentaires

Je comprends, mais si vous cherchez un image du réel en ce qui concerne "les industriel du web" , une image qui vous permet d'avancer en finesse et en force dans votre réflexion et votre action necessaire et courageuse.
Je pense que cela vaut la peine que nous échangions je le ferai avec plaisir avec vous.bzzzzzz
Très cordialement
Guilhem@laruchequiditoui.fr

Quelle réactivité chez la ruche qui dit oui!
Un service "com" à toutes épreuves!
;)
Je pense que la ruche qui dit oui, comme d'autres services de ce type, vont se heurter à plusieurs soucis dans leur mise en place.

1-L'attachement à l'indépendance des consommateurs "alternatifs".
En effet, la ruche est soutenue par Marc Simoncini, propriétaire du site "meetic", introduit en bourse le 13 octobre 2005 pour une valeur de plus de 500 millions d'euros, et de Xavier Neil, la douzième fortune de France en 2009 avec 2,68 milliards d'euros, ou encore Jerémie Berrebi ancien actionnaire de Reservoir Net, filiale internet de Reservoir Prod jusqu’en mai 2008.
Tout cela est très très éloigné de l'idéal défendu et pratiqué par le public visé, plutôt partisan d'un retour à un mode de vie plus sain, un "retour à la nature", une mise en avant des rapports humains avant tout.
Sans parler d'une partie d'entre eux, dont je fais partie, plus radicale encore et qui prône tout simplement un mode de vie décroissant, ou ces gains faramineux sont à proscrire tout simplement.

2-L'attachement au côté local.
En effet, pourquoi faire appel à ce service "centralisé", si à la base le but est de s'organiser localement pour sortir des circuits conventionnels? Quelques coups de fils et réunions suffisent à organiser un groupement d'achat chez soi, et ce sans rendre de comptes à qui que ce soit.

3-La peur du "green washing"
Depuis que le bio est à la mode, les initiatives et produits qui s'en réclament fleurissent partout. Le consommateur à apprit à se méfier de ce qui se réclame de ses idées, et il fait un tri avant de s'engager.

Malgré ces réticences qui sont le miennes, je dois admettre deux avantages à ce projet.
1-Si cela peut faire venir un public non averti à ce type de pratiques, pourquoi pas.
2-Si cela peut donner un revenu complémentaire aux "ruches", pourquoi pas.

Mais je ne suis vraiment pas conquis par le projet, tout simplement parce que j'y voit seulement un intermédiaire inutile et coûteux.
J'ai quitté la consommation en grande distribution aussi pour éliminer ce problème, il me semble donc peu cohérent de le reproduire dans ce nouveau modèle!

En revanche, comme "nicolastala", je serais assez friand de développer des outils gratuits destinés aux AMAPS et autres groupements d'achats.

Cordialement,

Mathieua

Salut,

je pense que ce projet londonien-nantais pourrait t'intéresser :

https://www.peconome.org/

Bonjour, je fais suite au commentaire que vous avez laissé suite à mon témoignage sur Rue89.
J'ai envoyé le lien de votre bloc-notes à notre développeur, je pense qu'il vous contactera prochainement.
Je suis certain que nous avons pas mal de choses à partager pour proposer un projet viable dans le domaine des achats groupés.
A bientôt donc
Hervé

Sacrément enthousiasmant !
A très bientôt.

Bonjour,

Je suis très intéressé par votre démarche car elle rejoint tout à fait la mienne.
Je m’occupe du site web de l'association Choux-Fleurs et Pissenlits qui
s'occupe entre autres choses d'achats groupés auprès de producteurs locaux
mais aussi auprès d'un grossiste en produits bio.
Dans ce cadre, j'ai développé un système de commande qui répond
spécifiquement à notre besoin de commande chez un grossiste en bio.

Cet outil étant très spécialisé, mon projet est de faire des modules
pour Drupal qui permettent de gérer toutes les facettes de nos activités :
- gestion des adhérents, des producteurs, des fournisseurs
- commandes grossistes et producteurs locaux

A ce jour, nous avons commencer refaire notre site avec Drupal,
je commence à me familiariser avec ce cms et à faire mes premiers modules.

Je travaille sur un cahier des charges précis de nos besoins avant
de commencer un développement ou de participer à un projet existant.

Je vais aller regarder très attentivement ce qui se dit dans le groupe drupal.

Pour moi, les conditions essentielles pour ce genre de projet sont la gratuité, la libre distribution
la relation directe entre consommateurs et producteurs (pas de marges), la simplicité.
d'utilisation.

A bientôt.

Je suis ravi d'apprendre que vous avez commencé à développer votre projet !

La ligne que vous suivez est exactement celle que j'envisageais.

Je serai très heureux de suivre vos avancées et de vous aidez de quelque manière que ce soit.

A bientôt.